Nuit et Brouillard…

Avec une voix grave et douce, Jean Ferrat.

 

La chanson est composée de 9 strophes qui sont des quatrains. Les rimes sont suivies et le mètre utilisé est l’alexandrin car le thème de la déportation est un thème sérieux.

La première strophe est répétée à la fin presque de manière identique. Seul le pronom personnel change : on passe de « ils » à « vous » pour désigner les déportés. En effet, Jean Ferrat veut dire qu’au début nous sommes spectateurs de quelque chose de lointain mais à la fin ils sont proches de nous et cela nous concerne.

Pour ne pas oublier

Dans la strophe 1, les adjectifs « nus » « maigres » « tremblants « battants » crée un sentiment de peine de tristesse. La situation était désespérée et ils n’avaient plus d’espoir «  dés que la main retombe, il ne reste qu’une ombre » « ils ne devaient jamais plus revoir un été ». C’est une atténuation pour dire qu’ils vont mourir de manière certaine.

Dans la strophe 4, Ferrat rend leur identité à ses déportés en leur donnant des noms, des religions et dire ce qu’ils faisaient. Ils sont moins anonymes. C’est comme pour leur redonner la vie. Il s’agit d’un hommage.

A présent, le « on » représente la population, les politiques les chanteurs qui lui disent de ne pas écrire cette chanson car c’est un sujet tabou. Les gens veulent oublier  parce que c’est un traumatisme et peut être qu’ils se sentent coupables aussi. Ferrat choisit la révolte et il veut briser ce silence. Le vers qui exprime son indignation «  Mais qui donc est de taille à pouvoir m’arrêter ? » Il provoque et son arrogance est justifiée. Il fait ce qu’il a envie de faire : il est LIBRE !

Pour rendre hommage

Le rôle de cette chanson est de rendre hommage aux victimes de la déportation : les juifs et les tziganes et tous les autres. Il est compatissant et veut partager l’enfer vécu par ces victimes. Son but est d’informer « les enfants », les générations futures de cette réalité malheureuse. Il a peur que cela se reproduise et il a peur qu’on oublie et que les souvenirs disparaissent. Le dernier vers les rend vivants puisqu’il leur parle. Il leur redonne vie par la chanson. Ce vers contient une anaphore « vous étiez » et il montre qu’il ya beaucoup de morts. Le chiffre est incertain. C’est une chanson triste.

Les élèves de 3ème5 du collège Joliot Curie de Stains

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